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PRETTY COLORS

un film de Jesse A. Allaoua
2000, digital 75'


FICHE TECHNIQUE
Réalisation: Jesse Amirouche Allaoua
Production: Amka Films/Suisse

FESTIVALS ET PRIX
Festival international du film de Locarno, 2001, dans la section Cinéastes du Présent



Pretty Colors", première oeuvre du jeune réalisateur Jesse A. Allaoua. Tourné dans la banlieue de Los Angeles, ce documentaire de 76' montre la vie de jeunes "ravers" dont la vie tourne autour de drogues synthétiques, rave parties et dessins animés japonais. "Pretty Colors" est produit par Amka Films en collaboration avec la TSI - Televisione svizzera. Le film a bénéficié du soutien de l'Office fédéral de la culture, du Fonds télévisuel et de la Repubblica e Cantone Ticino.

Jesse A. Allaoua est né en 1972 à Locarno, Suisse. En 1994,après des études de photographie en Suisse, il part pour Los Angeles, où il étudie le cinéma à la UCLA University. Pendant cette période et pendant les deux années suivantes, il travaille comme assistant à la série télévisée "Baywatch" et participe à des longs métrages fiction (dont "Pleasantville", de Gary Ross, production New Line Cinema) ainsi qu'à différentes productions indépendantes.

Interview de Jesse A. Allaoua à
Radio suisse internationale, Festival de Locarno, août 2001

Interview de Jesse A. Allaoua à
Radio Fiume Ticino, Festival de Locarno, août 2001


SYNOPSIS


Métropole de 15 millions d'habitants, capitale mondiale des médias, Los Angeles a vu l'émergence d'un groupe de ravers, loin des feux des projecteurs d'Hollywood, dans ses banlieues glauques affectées par la délinquance des gangs et par la crise économique, similaires à celles qui ont vu la naissance de la techno, il y a une quinzaine d'années, à Detroit.

Ce courant se compose de quelques centaines d'adolescents, pour qui la techno est une religion et les rassemblements rave leur église. Ils s'appellent Cyberkids.

Pour les personnages principaux de ce documentaire, la musique techno est avant-tout un état d'esprit, qui prône la transgression des règles, la fascination du danger, de la vitesse, parfois même du morbide, agitant les idées les plus dérangeantes parce que souvent sans motif, sans référence, sans histoire.

Le sujet est abordé sous forme d’un portrait intime et subjectif.

En premier plan, Joey, raver, grandie au Colorado, produit de la white trash, dealer de drogue, strip-teaseuse, et Rob, hacker, raver, issu d'une famille huppée de San Diego, dealer de drogue.

Ce couple excentrique vit ce qu'on appellerait une histoire d'amour technologique. Ils ont 17 ans et habitent dans un quartier périphérique de Los Angeles.

Ils se nourrissent de dessins animés japonais, de jeux vidéos et de drogues synthétiques. Ils croient en l'existence de créatures extraterrestres et se passionnent pour les théories anarchistes.

Pour eux, comme pour beaucoup d'autres ravers, la techno représente tout leur univers. Elle n'est pas simplement un passe-temps, mais un véritable style de vie. Elle est devenue un besoin physiologique qui doit être nourri quotidiennement, une drogue qui dicte leur existence et conditionne leurs actions.

Ce portrait visionne à la fois leur intimité quotidienne dont l'univers est ludique et infantile, et à la fois la jungle urbaine dans laquelle en célébrant leurs rites ils s'affrontent quotidiennement avec la répression brutale des forces de l'ordre, le racket des gangs de quartier et les médias qui les démonisent.

Ce documentaire se veut un voyage au cœur de leur monde surréel et plein de contrastes, des ghettos obscurs des banlieues de Los Angeles au désert de l'Arizona où, dans un mystérieux mélange de pulsations tribales et technologie futuriste, The Moontribe (la tribu de la lune), se rassemble à chaque nuit de pleine lune dans le décor austère son grandiose.



 

 

 

 
Affiche